Plongez dans les méandres d'une théâtrale folie psychiatrique...
 
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Kim' Howe [finie]

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MessageSujet: Kim' Howe [finie] Dim 20 Mai - 1:03

Kimberly Howe

Nom : Howe
Prénom : Kimberley
Surnom : Kim’
Âge : 18 ans
Sexe : F
Orientation Sexuel : Hétéro

Groupe sanguin : AB
Fonction : Patiente

Mon Physique : Le visage de Kim est pâle comme la mort. Il faut dire que le manque de sommeil la ronge depuis longtemps. Sans cette peau limpide et froide, son regard aurait quelque chose d’attirant, sans doute. Pour l’heure, il est seulement d’un brun presque noir, dur et, étrangement, fuyant à la fois. Malgré leur couleur un peu terne, on les remarque tout de suite à cette manière qu’ils ont de fouiller tous les recoins comme pour s’assurer que rien ne menace. Ce visage pâle est encadré par une longue chevelure d’un brun foncé, qu’elle prend rarement la peine de coiffer avec plus d’efforts que deux ou trois coups de brosse et un élastique négligemment entortillé autour de sa chevelure.Sa démarche est peu assurée, comme si chaque pas lui coûtait.

Ma Personnalité : Kimberley est quelqu’un d’excessivement timide et réservée. Elle a appris que ses rapports avec les autres sont toujours beaucoup trop compliqués pour qu’elle ait la moindre envie de se diriger d’elle-même vers quelqu’un. Elle manque, certes, de confiance en elle, mais n’accorde pas non plus sa confiance à qui que ce soit. Tous les sourires sont porteurs de secrets, elle le sait, le sent. Elle se méfie de tout. Prudente, elle évalue longuement une situation avant de prendre la moindre décision. La seule décision impulsive qu’elle a prise de toute sa vie ne lui a rien donné sinon de l’emmener ici, et quelque chose lui dit qu’elle le regrettera. Émotive et hypersensible, elle n’aime toutefois pas montrer cet aspect d’elle-même. Elle ne se laisse aller à l’émotion que lorsqu’elle se trouve seule, qu’il s’agisse de peine, de colère ou de joie. Elle aurait sans doute besoin d’être sécurisée, mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Elle tend à se replier sur elle-même et à appréhender tout de la pire des façons, ce qui l’empêche le plus souvent d’accomplir quelque chose pour elle-même parce que « ça ne pourra que mal tourner ».

Elle n’apprécie pas d’avoir l’attention tournée vers elle. Elle préfère qu’on ne la remarque pas. En cela, sa petite taille et son air livide lui rendent bien service. Elle s’est toujours efforcée d’offrir le meilleur d’elle-même aux gens qui la traitaient avec respect. Pour ses parents, elle se montrait soucieuse du moindre détail et voulait paraître bien, à l’aise. Elle est très vulnérable et le sait, ce qui ne fait qu’ajouter à son anxiété constante. Vous pouvez le remarquer à ses mains. Les ongles sont rongés presque jusqu’au bout et autour de ce qui reste de ses ongles, la peau est grignotée, souvent jusqu’au sang. Elle a aussi la manie de toujours regarder derrière son épaule. Ou même derrière la vôtre, ce qui peut être franchement agaçant.

Elle a toujours été respectueuse d’autrui, n’a jamais manqué de respect à qui que ce soit, pas même à ses bourreaux. Elle n’est ni arrogante, ni agressive. Elle est seulement habitée par une peur qui ne fait que grandir de jour en jour. Cette peur la réveille presque toutes les nuits, la fait hurler. Ces cris réveillent les gens autour d’elle et les pousse à la trouver dérangeante malgré tous ses efforts pour se fondre dans le décor.

Elle a peur d’elle-même. Ce qui s’est produit cette fameuse nuit ne manque pas de la troubler. Qu’est-ce qui s’est passé, exactement ? Elle ne sait pas, n’arrive pas à donner une logique aux évènements, aux décisions qu’elle a prises, aux gestes qu’elle a posés. Il y avait l’essence, le briquet, la bataille, ses hurlements, ses supplications, l’urine entre ses cuisses, la honte, le silence, et le déclic. Cette urgence d’agir. De se venger.

Mon Problème Mental et son Origine : Paranoïa, causée par les nombreux sévices causés au cours de son enfance et son adolescence. Elle manque cruellement de confiance envers l’Homme et ne se laisse approcher que très difficilement, encore moins toucher. Elle n’avait jamais démontré d’agressivité ou de signe d’instabilité avant le fameux incident.

Mon Histoire : Le couple qui a adopté la petite Kimberley, constitué de Kristina Blair et Chuck Howe avait déjà eu deux enfants par le passé : Austin et Tanya, âgés tous les deux de trois ans au moment de l’adoption de Kimberley. Les deux bambins, avant l’adoption, étaient enchantés par l’idée d’avoir une petite sœur, mais une fois qu’elle fut arrivée à la maison, les choses changèrent. Les deux enfants refusaient de s’approcher de la petite, affirmaient qu’elle était mauvaise. Il fallait sans cesse les surveiller parce qu’une fois, les deux jumeaux avaient recouvert la petite d’oreillers dans son berceau. Le pire, c’était quand Kimberley se mettait à hurler. Ses pleurs étaient stridents et provoquaient chez son frère et sa sœur des crises terribles. Les deux parents, épuisés, crurent que leurs enfants étaient simplement jaloux de la petite et tentèrent de répartir l’attention plus équitablement. Mais rien n’y fit : Austin et Tanya n’aimèrent jamais leur petite sœur. Il ne tentèrent même jamais de feindre de le contraire.

En grandissant, Kimberley devint une fillette très tranquille. Elle n’ouvrait jamais la bouche que si on le lui demandait et ne pleurait pour ainsi dire jamais. Même si Tanya et Austin la traitaient toujours avec un mépris évident, les deux parents crurent qu’une petite fille aussi sage serait rapidement et bien intégrée lors de son entrée à l’école. En effet, les professeurs la trouvaient adorable cette fillette aux yeux calmes et aux cheveux sombres qui se tenait à l’arrière, timide et mignonne comme un cœur. Mais les élèves réservèrent un accueil différent à l’enfant. Ils l’ignorèrent d’abord, l’excluant de leurs jeux. Kimberley pouvait vivre facilement avec cela : elle n’avait toujours joué que seule chez elle, son frère et sa sœur refusant de l’inviteur dans leurs activités. Mais les railleries firent rapidement leur apparition, ainsi que l’intimidation. Un peu plus vieux, les enfants continuaient de la percevoir comme une intruse, mais commençaient à considérer qu’elle devait être chassée. On l’affubla de divers surnoms, on lui abima ses cahiers de cours, on lui volait ses affaires pour les jeter dans l’étang à côté de l’école, on lui crevait les pneus de son vélo, on lui prenait son repas et son argent. Et puis il y eut les bousculades, les coups.

Ses parents tentèrent de la changer d’école plusieurs fois, mais la même chose se produisait invariablement : les enfants refusaient de l’accepter comme l’une des leurs. Et l’enfer recommençait. Lorsque vint le temps d’entre au High School, ses parents adoptifs crurent bons de l’inscrire dans une école un peu plus éloignée, loin de tous les jeunes qu’elle avait connus jusque là. Ça aurait pu être un nouveau départ pour elle. Mais les adolescents ne sont pas moins méchants que les enfants. Elle crut, durant les premiers jours, que tout irait bien. Elle ne se faisait pas d’amis, certes. Elle était sombre, voûtée, trop réservée. Mais personne ne l’ennuyait. Jusqu’à ce Cristopher Bates apparaisse dans le décor, nouvellement transféré.

C’était le garçon qui l’avait le plus persécutée dans sa dernière école. Un garçon bien mit, qui attirait l’attention parce qu’il était mignon, oui, mais aussi grande gueule. C’était un meneur très charismatique qui savait mettre les autres dans sa poche. Et c’est ce qu’il fit. Lui n’avait pas oublié Kimberley. Elle avait toujours été son souffre-douleur, et il avait toujours été normal de s’en prendre à elle. Kimberley tenta de ne pas se faire voir par lui, de ne pas se faire remarquer. Mais lorsqu’il la revit, ce fut comme si ça ne s’était jamais arrêté. Il commença seul à s’en prendre à elle, puis y incita ses amis, ses copines. Rapidement, Kimberley redevint cette personne faible à qui il était facile et bien vu de s’en prendre. L’enfer recommença. Mais pour ne pas décevoir ses parents, elle leur cacha les marques des coups qu’elle recevait, et donnait le moins de détails sur sa journée quand on la questionnait. Elle perdait toutefois du poids à vue d’œil (elle ne dépasse pas encore le mètre cinquante et pèse à peine 39 kilos), souffrait d’anxiété et passait le plus clair de son temps dans sa chambre, à écouter de la musique à plein volume, directement dans ses écouteurs. Parfois elle rentrait de l’école un peu plus tard, afin de trouver un moyen de cacher ses blessures ou remplacer ses vêtements abimés. Les années passèrent, et rien ne changea pour la jeune fille. Son seul lieu de répit était la maison. Son frère et sa sœur la laissaient tranquille, et les parents ne se montraient pas invasifs.

La cinquième fut probablement la pire année qu’elle dut endurer. Comme elle réagissait très peu aux humiliations à l’école, elle fut un jour suivie chez elle. Parfois, une bande débarquait à la porte et disaient venir la chercher pour traîner en ville. Voyant ses parents aussi ravis d’enfin rencontrer ses amis, Kimberley suivit ses camarades sans faire d’histoire. Elle n’avait plus de refuge. Elle crut mourir sur place lorsque Cristopher se présenta à ses parents comme étant son petit ami et en profita pour passer de longues heures avec elle dans sa chambre. Le manège se répéta plusieurs fois et chaque fois que l’adolescent la quittait, Kimberley restait plusieurs heures à pleurer silencieusement, le visage dans son oreiller. La fin approchait, pensait-elle pour se consoler. Dans quelques mois, elle quitterait cette école et disparaitrait.

Elle affirma à ses parents qu’elle ne désirait pas aller au bal de la promo. Elle prétexta qu’elle trouvait ce genre de choses ridicules et grotesques et, bien que sa mère adoptive aurait aimé trouver la robe parfaite avec elle, elle se plia à la volonté de Kimberley. Après tout, Kimberley n’avait jamais été portée sur la fête et les robes de princesse. Cela devait se passer ainsi. Les cours étaient terminés depuis une semaine. Le bal de la promo était prévu pour cette soirée. Kimberley était tranquille chez elle. Elle n’entendit pas la sonnerie de la porte d’entrée, ni les coups discrets à la porte de sa chambre. Elle se retournait pour mettre un t-shirt dans son tiroir quand elle le vit devant elle. Cristopher, en habit, tenant dans ses mains une housse. Elle sursauta, manqua de perdre pied en voulant reculer. Il lui expliqua qu’il n’allait pas se montrer au bal sans sa cavalière et jeta la housse sur le lit. « Tu l’enfiles et tu me rejoins en bas. » C’était une robe magnifique. Elle resta longuement à la regarder. Pensa s’enfuir par la fenêtre sans dire au revoir à personne. Mais sa mère vint la rejoindre, émue, et lui demanda si elle pouvait l’aider à se préparer. Kimberley hocha la tête doucement. Sa mère passa plusieurs minutes à la maquiller, lui répétant comme elle était chanceuse d’avoir un copain aussi attentionné. « Et quelle belle robe, ma chérie. Si tu n’es pas la reine de la soirée, je ne crois plus en rien. » Kimberley était muette, horrifiée par ce qu’elle n’arrivait pas à comprendre. Pourquoi ? Pourquoi dépenser autant pour une robe, pourquoi la force à l’accompagner au bal ? Pourquoi tout ce manège. Elle ne pouvait qu’imaginer le pire. Et même le pire ne semblait pas à la hauteur. Elle avait un mauvais pressentiment. L’anxiété la gagna, et sa mère mit cela sous le coup de l’émotion.

Cristopher la complimenta sur son allure, demanda au père de Kimberley de les prendre en photo. Puis il la fit monter en voiture et l’emmena avec lui. Durant le trajet, il mit sa main sur sa cuisse et ne fit qu’émettre des commentaires vagues sur la soirée géniale qu’ils allaient passer : elle serait sa reine du bal. Là, tout le monde l’accueillit avec le sourire, on lui parla, on la fit boire, danser. Elle reçut une couronne, comme Cristopher le lui avait dit dans la voiture. Peu habituée à l’alcool, elle perdit rapidement son inquiétude et se laissa entraîner dans les bois quand Cristopher lui proposa une petite ballade avec huit de ses amis. Elle perdait pied à chaque pas, riait de sa maladresse, s’agrippait au bras de son cavalier, se prenant à espérer, stupidement, que tout fut vrai, et non pas guidé par quelque idée mauvaise. Ils arrivèrent dans une petite clairière où étaient stationnées les voitures des adolescents, en cercle. D’une des voitures, ils allumèrent la radio. De toutes les autres, les phares. Ils sortirent de la bière en grande quantité, histoire de saouler la jeune fille encore plus. Ce qu’ils lui firent faire devant les phares des voitures, elle l’a oublié et préfère que cela reste ainsi. Elle ne se souvient que d’une chose et cela lui suffit amplement.

Elle était étendue au centre du cercle, sa robe magnifique tombant en lambeaux et couverte de terre et d’alcool. Elle avait les yeux fermés, se sentait mal. Puis quelque chose de glacé la couvrir d’un coup et elle suffoqua. Une odeur d’essence l’étouffa et elle toussa, tentant de se relever. Elle était imbibée de gaz, agenouillée par terre et tentant de se remettre debout. Cristopher était près d’elle, les autres un peu plus loin. Il tenait un briquet dans sa main. L’esprit de Kimberley s’échauffa et s’éclaira un peu. Elle sentit le danger, la peur remonta. Et la colère. Une colère sourde qui grondait en elle depuis longtemps. Ébranlée, terrifiée, elle supplia. « Supplie mieux. » Elle essaya tout, se montra aussi soumise qu’elle le put mais la menace demeurait toujours présente. Le briquet dans la main du garçon qui ne semblait qu’attendre d’être allumé. Elle se souvient encore parfaitement de l’objet, petit, argenté, avec des gravures indistinctes. La jeune femme pleurait, et ses pleurs mirent mal à l’aise les garçons restés un peu plus loin. L’un s’approcha et saisit le bras de Cristopher, lui disant que c’était assez et qu’il fallait arrêter. Il y eut une bataille entre les deux garçons, courte. Celui qui avait tenté de s’interposer choisit de partir. Plusieurs le suivirent. Cristopher n’en était que plus échauffé. S’approchant de Kimberley, il alluma la flamme et la fit danser devant son visage, il allait le lâcher, quand une voix retentit au loin, les héla. La jeune femme ne se souvient pas vraiment de ce qui s’est produit à partir de là : elle l’a appris par la suite dans les journaux.

Pendant des semaines, on ne parla que de cette histoire. Les garçons qui l’avaient humiliée et menacée étaient pris dans des procédures judiciaires et tout d’un coup, tout les malheurs qu’elle avait voulu épargner à ses parents adoptifs se retrouvèrent étalés dans les journaux. On parla d’elle comme de « la victime », la « pauvre chose » et autres. Les journalistes assaillaient sa maison, sa mère était gagnée par le chagrin et son père hurlait à qui voulait l’entendre que s’il mettait la main sur un de ses garçons, il ne donnait pas cher de leur peau. Kimberley, elle, sombra dans un profond mutisme et ne quitta pratiquement plus sa chambre que pour les visites d’un psychiatre engagé par ses parents inquiets. Elle perdit encore du poids.

Pendant tout le temps que le procès dura, elle restait les yeux rivés sur les informations. Elle attendait que le verdict tombe, que ces jeunes gagnent un aller simple pour la prison, qu’ils paient, d’une manière ou d’une autre. Elle se rongeait les sangs, ses yeux s’allumèrent quand on annonça que le verdict était prêt à être rendu public. Et lorsqu’elle l’entendit, elle crut mourir : non coupables. Son esprit se ferma à tout le reste. Elle n’entendait plus que ces mots, sans arrêt. Lorsqu’elle mangeait, lorsqu’elle se lavait, lorsqu’elle essayait de trouver le sommeil. Non coupables. Impunis. Cette colère qui était née en elle cette fameuse nuit était condamnée à s’éteindre comme une petite flamme tremblotante. Cette colère, ce premier sentiment chez elle qui ne voulait pas, ne devait pas, demeurer passif. Mourir. S’éteindre. Elle secoua la tête, hurla dans sa chambre. Elle voulait sortir, mais des journalistes faisaient le pied de grue devant sa maison pour tenter de lui parler. Elle tourna comme un lion en cage, s’arrachant les cheveux, marmonnant entre ses dents, ignorant les paroles de sa mère derrière la porte, qui ne demandait qu’à la réconforter. Mais elle ne pouvait pas l’être. Pas ainsi.

Elle attendit la nuit tombée pour sortir, silencieuse et animée d’un désir puissant, d’une force toute nouvelle. Elle erra un peu en ville, cherchant le lieu qui conviendrait le mieux. Elle passa dans un liquor store encore ouvert malgré l’heure tardive et se munit de plusieurs bouteilles d’alcool pour ensuite, alourdie par ses achats, remonter la rue principale jusqu’à son ancienne école, puis jusqu’à l’orée du bois maudit, puis finalement, plus loin encore, jusqu’à la maison que Cristopher habitait avec ses parents. Pour le courage, elle s’arrosa le gosier de quelques rasades d’alcool, puis vida tout le reste sur les portes de la maison, les bordures des fenêtres du rez-de-chaussée. Elle craque une allumette, alluma un foyer, puis répéta le procédé sur toutes les sorties de la maison. Antique, faite avec beaucoup de bois, le feu flamba rapidement. Et elle s’assit au milieu de la rue pour regarder. Elle entendit les cris retentir. D’abord le cri d’une femme, celui d’un homme aussi, celui d’un enfant. Elle voyait courir des silhouettes à l’étage. Mais le cri qu’elle attendait ne retentissait pas. Pourquoi Cristopher restait-il muet ? C’était une question de temps, se disait-elle en gloussant de plaisir. Il finirait bien par hurler, quand les flammes commenceraient à le ronger.

Autour, des voisins commençaient à s’éveiller, à sortir dans la rue. On ne remarquait pas Kimberley tout de suite, silhouette fluette au milieu de la rue. Elle entendit confusément le bruit des sirènes, et par-dessus, enfin, le cri tant attendu. Mais il ne provenait pas de la maison. Elle tourna brusquement la tête, s’arrêta de rire pour croiser le regard de son bourreau, qui rentrait visiblement d’une virée. Qui n’était pas dans la maison. Horrifiée, la jeune femme regarda les flammes, se releva et voulut se jeter à la gorge de Cristopher. Elle le tuerait à mains nues, s’il le fallait.

Mais elle ne l’atteint jamais. Les pompiers, déjà arrivés, l’immobilisèrent jusqu’à l’arrivée des policiers. Elle passa l’attente à hurler à qui voulait l’entendre que c’était bien fait pour les Bates, pour la famille de ce chien crevé. Bien fait pour lui s’il avait entendu leurs derniers cris. Et elle riait, riait toujours, et pleurait à la fois, furieuse d’avoir vu sa flamme éteinte, et le brasier de sa colère bientôt parti en fumée par le travail des pompiers.

On ne la ramena pas chez elle, plus jamais. On l’enferma en garde à vue quelques semaines, on l’interrogea, mais son mutisme était revenu, de manière sélective. Elle ne parlait que de ce dont elle avait envie, ignorait les questions. Elle refusait les visites de sa mères, qu’elle ne voulait pas voir pleurer, et son père ne semblait plus vouloir entendre parler d’elle. Tant mieux, songeait-elle. Je suis bien ici, en sécurité.

Elle aurait aimé demeurer dans ce centre de détention pour les jeunes plus longtemps, voir toujours. Mais des experts conclurent qu’elle était cinglée – ils utilisèrent évidemment des termes plus techniques – et que sa place n’était pas dans une prison, mais bien dans un hôpital psychiatrique. Ça ne l’affecta d’abord pas, quand elle l’apprit. Là ou ailleurs, tant qu’on ne la touchait pas, tant qu’elle était protégée du monde extérieur.

Mais elle découvrira bien vite que quatre murs autour de soi n’assure pas la sécurité.



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☼ Surnom : Pied de Bitch
☼ Âge : 21 ans
☼ Passions : Écrire, lire … regarder des séries télé et tomber amoureux des intrigues jusqu’à ne plus vouloir décrocher.
☼ Comment avez-vous connu le forum ? : À cause d’un membre qui s’est inscrit sur le mien et qui m’a dit se trouver chez moi parce qu’un membre de chez vous lui avait parlé de mon forum en bien. (c’est vague, eh ?)
☼ Des idées à nous faire part ? : Des idées non. Par contre … Psychiatral ça veut rien dire c’est pas un mot. Faut me pardonner, je suis un point chatouilleux sur l’anglais.
Ah oui aussi, je n'étais pas sûr si je devais poster ma fiche ici ou directement dans les fiches des patiens. Si je suis pas au bon endroit, vous pouvez m'y envoyer ? Razz
☼ Code-Avez-vous signé le règlement ? Oui je l’ai lu, mais j’ai pas vu de code. =( Remarquez, je suis peut-être aveugle : je ne vois jamais les gros messages que ma sœur me laisse sur le comptoir de la cuisine. (et pourtant quand je dis gros, c’est qu’ils sont gros)



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MessageSujet: Re: Kim' Howe [finie] Lun 21 Mai - 19:19

Bon o/ j'ai tout lu... je vais pas faire attendre plus je pense... enfin quoi que o_o...
NAon x) jsuis pas sadique àa ce point là...

Je te valide en espérant que tu aura quelques rp ici et que tu t'amusera ^w^ Je suis ravis d'avoir des nouveaux ♥

(En plus ton histoire était.... en tout cas elle m'as captivé, j'en détournais plus les yeux jusqu'à être à la fin °^°)
(Et ui Psychiatral veux rien dire mais ça restera :p)


Bref °^° n'attendons pas plus encore... : Tu es validay !
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MessageSujet: Re: Kim' Howe [finie] Mar 22 Mai - 15:14

x) Merci pour la validation. Je vais vite m'activer un peu partout.

Et pour le titre du forum, je m'attendais pas vraiment à ce que ça change. x)

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MessageSujet: Re: Kim' Howe [finie]

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