Plongez dans les méandres d'une théâtrale folie psychiatrique...
 
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Une escapade nocture [Seiji et Kaelig]

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MessageSujet: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Ven 2 Sep - 14:43

Une nouvelle journée en Enfer commençait pour Kaelig Owen.
Cette journée avait été semblable à toutes les autres, aussi douloureuse et vide de sens. Peut-on parler d'une vie quand on la passe dans une chambre capitonnée, enfermé dans une camisole de force? Kaelig n'était pas sûr de répondre par l'affirmative.
Il avait passé le jour entier dans une sorte de torpeur docile qui ne lui était pas le moins du monde familière. Comme un fantôme, il passerait sans doute sa vie enfermé ici, à se battre contre les infirmiers pour quelques lambeaux d'une illusoire liberté. Liberté qu'il ne retrouvera jamais. Le petit garçon des rues, l'enfant gâté, l'enfant battu, le jeune prostitué...toutes ces personnes qu'il avait été à un moment ou à un autre de sa vie s'effaçaient devant le jeune homme fou, devant le Borderline. Depuis deux ans qu'il était là, il avait de plus en plus l'impression de n'avoir jamais rien connu d'autre que les murs blancs et l'odeur de mort mêlée d'antiseptique de Psychiatra Hospital. Comme si sa vie précédente s'estompait, devenait plus brumeuse de jour en jour...

C'est dans cet état d'esprit pour le moins déprimant que le Borderline regarda la journée défiler devant ses yeux. Quand les lumières électriques aveuglantes de l'hôpital devinrent indispensables, Kaelig se dit simplement que c'était pour lui le seul moyen de différencier le jour de la nuit. Deux ans qu'il n'avait pas vu les étoiles ou le soleil se lever. Lui qui avait passé son enfance dans la rue, n'aurait jamais cru qu'être privé du dehors était si éprouvant moralement.

Après le repas et la douche, Kaelig fut reconduit à sa chambre. Une nouvelle fois, il se laissa faire, incapable de trouver en lui le courage et l'envie de résister. De toute façon, pauvre fou, il ne pourrait jamais gagner dans cette guerre qui l'opposait au reste de l'hôpital. Mais, alors que l'infirmier attrapait sa camisole de force afin de la lui mettre, Kaelig aperçut quelque chose: Un double des clefs des chambres, qui dépassait légèrement d'une des poches de sa blouse.
Aussitôt, toute sa torpeur s'évanouit, son attention entièrement concentrée sur ce morceau de liberté qui passait à sa portée. Le Borderline n'était pas suffisamment fou pour penser s'évader avec ce trousseau de clef, mais avoir une nuit de liberté était déjà bien plus que tout ce qu'il avait pu espérer.
Mais le plus difficile restait à venir: Dérober ce trousseau.

Alors, à l'instant où l'infirmier voulut commencer à lui enfiler sa camisole, Kaelig se releva brusquement, et le plaqua contre le mur, avant de lui rouler un patin. L'infirmier était tellement surpris qu'il se laissa faire, et le jeunz fou lui déroba ses clefs le plus silencieusement possible. Après avoir rompu l'étreinte -et dissimulé son butin dans la poche de sa blouse- il regarda sa victime avec l'expression la plus innoffensive qu'il puisse prendre, et dit doucement:

-Tu...Tu crois que tu pourrais me laisser dormir sans camisole, ce soir? Juste pour cette nuit?


L'infirmier, qui savait que Kaelig s'était montré très calme aujourd'hui -et passablement étourdi par le baiser-, réfléchit quelques instants et finit par accepter. Il ne s'était pas rendu compte que son double était à présent en possession du Borderline, dont le but était qu'il s'en rende compte le plus tard possible, pour en profiter le plus longtemps possible. Il quitta donc la pièce après l'avoir refermé, laissant un Borderline fou d'une joie maîtrisée.

Quelques heures plus tard. La nuit était enfin tombée pour de bon Psychiatra. Quand Kaelig n'entendit plus le moindre bruit dans le couloir, Il sortit le trousseau de sa poche, et fit jouer la clef dans la serrure le plus silencieusement possible. La porte grinça à peine quand le jeune homme quitta sa chambre, ivre par avance d'un sentiment d'éphémère liberté.
C'est donc avec un sentiment proche de l'euphorie qu'il commença à déambuler dans le couloir des dortoirs, cherchant un moyen d'aller dans les jardins. En passant devant les chambres de X, de Léandre et de Nathan, il se dit qu'il devait aussi avoir leurs clefs, et qu'il leur en ferait profiter à la moindre occasion. Ce trousseau était sans doute l'un des biens les plus précieux pour un interné.
Kaelig Owen




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Sam 3 Sep - 22:57

Journée difficile que voilà. Supporter les hurlements des patients et les gémissements du personnel soignant est un exercice pénible pour quelqu’un qui veut toujours faire bonne figure devant tout le monde. D’ailleurs heureusement que je suis exercé à sourire toute la journée, sinon j’aurai des crampes aux mâchoires…
Le manque de personnel fait que je suis de garde ce soir. Moi, un chirurgien ? La hiérarchie ne sait-elle pas qu’il faut être parfaitement reposé pour être en pleine possession de ses moyens lors d’une intervention ? Personnellement je m’en fous. Si le patient décède, la famille se retournera contre moi mais je les enverrai voir l’administration. Je suis sûr qu’ils se feront un grand plaisir de leur expliquer l’incompétence dont ils ont fait preuve. Remarque au vu de certains dossiers de patient, je pense que si les familles attaquent l’hôpital, ce ne sera pas pour réclamer justice mais seulement dédommagement.
Enfin restons agréable, car les apparences sont ce qu’il y a de plus important. Je croisai une jeune infirmière qui rentrait chez elle. Son allure de jeune fille en fleurs me faisait penser à ma petite sœur.


- Bonsoir, docteur Mizuhiro.

- Bonsoir.

Dingue ! Même sa voix ressemble à la sienne. Attend une minute, comment ça se fait qu’une simple infirmière a le droit de rentrer chez elle se reposer et pas moi, LE chirurgien ! Je vais me plaindre à mes supérieurs. Ca ne se passera pas comme ça.
Eh oui, la fatigue de la journée commence à atteindre mon humeur. Il suffirait qu’il me tombe une tuile pour que je craque. Mais non ça n’arrivera, me dis-je avec peu d’optimisme. Et comme si le ciel m’avait entendu, je tombe sur ça ! Un magazine pornographique gay au beau milieu du couloir. Qui a bien pu laisser traîner cette cochonnerie ici ? Je le ramasse avec peu d’envie. Je l’ouvre et le déplie au niveau de le page centrale. Mon sang se stoppe d’un coup. Alors que je m’attendais à un minimum d’érotisme, de sensualité, je découvre un homme à la carrure moyenne et avec pleins de poils sous les bras, aux jambes et sur le torse. Je tends brusquement les bras devant moi comme pour éloigner le magazine, mais rien n’y fait je n’ai pas la berlue. D’accord, ce sont plus souvent les femmes qui s’épilent… Mais enfin un effort tout de même ! Ne se rendent-ils donc pas compte qu’un corps masculin bien sculpté et imberbe est tout simplement d’un sexy incroyable ? Me voilà en train de rêvasser… Le sexe est pourtant loin d’être un truc indispensable à ma vie, mais comme tout être humain j’ai des besoins. Et je dois avouer que cela fait un certain temps que je n’ai rien fait. Fort heureusement je sais me maîtriser.
Je replie la page centrale et commence à feuilleter les autres pages. Et là, l’unique idéal de ma vie… Le corps tant rêvé quelques minutes plus tôt. Un magnifique jeune homme aux muscles parfaitement visibles mais pourtant pas trop gros, cheveux noirs et totalement imberbe ou presque… Cachant à moitié son sexe, je ne peux voir correctement. En tout cas, c’est lui ! Mon idéal dans une pose très sexy, allongé sur de la soie (on dirait) et avec cet air innocent et en même temps indécent qui vous repousserait mais qui dirait également « prend-moi violemment ».
Attend une minute, Seiji. Tu es en train de fantasmer sur une photographie qui a probablement été refaite. Mais il est si… Refaite, mon vieux, REFAITE ! Pourtant il a un charme fou. Ce type existe quelque part… Refaite. Et de toute façon c’est totalement irrationnel de fantasmer sur une image. Mon esprit cartésien vient de me foutre une bonne claque dans la tronche. Je redescends malheureusement sur terre. Adieu doux songe, adieu l’homme de ma vie… Adieu veau, vache, cochon.
Je referme le magazine, le roule et le range dans la poche de ma blouse blanche. Evidemment il en dépasse, mais tant pis je trouverai bien un truc à faire gober si on m’accuse de m’amuser plutôt que de travailler. Je repartis pour ma ronde, perturbé par mes envies qui m’ont soudain assailli. Comment m’en débarrasser ?
Les couloirs faiblement éclairés rendent l’atmosphère très glauque. Mais ce sentiment n’est qu’une réaction de nos instincts animaliers. Pas de quoi s’en faire. Alors que je passe dans une partie du couloir où les néons ont dû griller, je me dis que le calme est parfait. Cependant des bruits de pas sortant du néant s’avancent vers moi, je m’empresse d’accélérer le pas et de surgir hors de la pénombre. Je clignai des paupières, le temps que mes yeux s’habituent à la lumière. Il va falloir le signaler à la maintenance que ces néons sont nazes. Une fois habitué, mon regard se posa sur un garçon qui marchait dans ma direction, mais qui regardait plutôt les fenêtres du couloir. Avec une rapidité, une précision et surtout un grand silence, je filai me cacher à côté d’une grande armoire. Je jetai un rapide coup d’œil pour m’apercevoir que ma première déduction était bonne. C’est un patient. Un patient hors de sa chambre… Je me sens à nouveau emporté. Maîtrise-toi, Seiji ! Voilà la seule façon pour moi de me débarrasser de mes pulsions sexuelles : l’expérimentation.
J’observai à nouveau, mais toujours très discrètement le garçon. Il est très mignon, mais le sera-t-il toujours un œil en moins par exemple ? Tout à coup, je me souvins avoir vu un garçon en camisole toute la journée. Il m’avait pourtant semblé très calme. Ne serait-ce pas lui d’ailleurs ? Si c’est le cas, je peux jeter son bras ou sa jambe.
Ma profonde réflexion me fait oublier qu’il continue d’avancer. Il finit par passer devant moi sans que je ne m’en aperçoive. C’est lorsque je voulus l’observer que je m’en aperçus. Où est-il donc ? En me retournant, je le vis sur le point de disparaître dans le noir. Non ! Sans plus attendre je courus vers lui, lui attrapai le poignet pour lui faire une clef de bras. De mon autre main, je le saisis vivement par la nuque. Je forçai sur mes mains jusqu’à ce qu’il plie et se retrouve un genou à terre. En vue de travailler ici, j’ai appris les bases de l’auto-défense.


- Bonsoir, jeune homme. Puis-je savoir ce que tu fais ici… seul ?

Ma question est plutôt rhétorique. Il s’évade, c’est évident. Sauf que si c’était vraiment le cas, je ne pense pas qu’il marcherait tranquillement dans les couloirs. Il y a comme une incohérence dans cette logique. Je continuais de le tenir tout en l’interrogeant.

- C’est quoi ton nom ? Où est l’infirmier qui est censé t’accompagner en cas de sortie nocturne ? Il est clair qu’il va en entendre parler, cet incompétent !

Je souriais de ma prise. Au moins si je dois me plaindre du fait que je sois de garde, j’aurais des preuves à l’appui : une simple infirmière qui a le droit de se reposer tranquillement, devoir courir après les patients et leur faire des prises pour pouvoir les ramener bien gentiment.



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Seiji Mizuhiro




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Lun 5 Sep - 16:28

Kaelig n'avait senti aucune présence durant tout le temps qui dura sa petite promenade dans les couloirs. Il cherchait en vain à atteindre les jardins, histoire de profiter de la fraîcheur d'un clair de lune, le premier depuis deux ans de captivité. L'espace d'une seconde, il crut entendre un bruit de pas venir dans sa direction, mais il ne vit personne, et pensa donc l'avoir imaginé, les sens trompés par la peur de voir quelqu'un arriver.
Mais, alors qu'il croyait apercevoir au bout du couloir un escalier qui le mènerait vers son but, le jeune Borderline sentit une forte poigne enserrer son poignet. Autrefois, il se serait défendu sans trop de peine. Après tout, il avait vécu suffisamment de temps dans la rue pour savoir se sortir de la plupart des coupes-gorges qui sèment la vie urbaine. Mais, après son internement, à part quelques rixes avec les infirmiers,et à cause de la mauvaise nourriture, il avait beaucoup maigri, et ses capacités au combat s'en étaient trouvées amenuisées d'autant. L'inconnu lui fit une clef de bras, qui, bien qu'étant maladroite, fut largement efficace. Kaelig résista tant qu'il put, mais dut vite poser un genoux à terre, sous peine d'avoir le bras cassé. Il ne pouvait même pas tourner suffisamment la tête pour voir le visage de celui qui venait de le maîtriser.

Le jeune fou sentit la frustration envahir sa tête. Il n'avait obtenu la possibilité que d'une simple promenade nocturne qui déjà prenait fin! Qui qu'était cette personne, elle n'allait certainement pas la laisser continuer son escapade tranquille. Une poussée de peur lui glaça le sang quand il se demanda si il allait être renvoyé au deuxième sous-sol. Sous la dose d'adrénaline que son cerveau lui avait envoyé à cette idée, il chercha une nouvelle fois à ce défaire de l'emprise de l'homme qui venait de l'immobiliser, mais dans cette position, c'était quasiment impossible, et le jeune fou abandonné bien vite cette idée.
Après la frustration et la peur, c'est la haine qui vient obscurcir ses pensées. Il était déjà retenu ici depuis deux, il le serait sans doute jusqu'à la fin de cette putain d'existence!!

C'est alors que l'inconnu lui adressa la parole avec dans la voix la jubilation de la prise. Kaelig sentit d'office qu'il n'allait pas, mais alors pas du tout s'entendre avec cet homme. Surtout quand il lui demanda de façon tout à fait rhétorique où se trouvait son accompagnateur. Après avoir songé à lui répondre d'une façon...Assez grossière, il opta pour la sobriété.

Je m'appelle Kaelig Owen.


Désespérément, il tenta de décocher un coup de pied au médecin avec sa jambe qui ne le soutenait pas, atteignant son genou aussi fort qu'il pouvait. Kaelig se doutait bien que les représailles seraient immédiates, au vu de leurs positions respectives, mais rappelons-nous que Kaelig est un Borderline. Sa notion du danger est tout à fait personnelle. Malgré les risques encourus, il ne voulait surtout pas montrer au médecin qu'il se laisserait faire facilement.
Kaelig Owen




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Jeu 6 Oct - 17:15

Je sais que le combat n'est pas mon fort. Il manquerait plus que ce garçon force un peu et il se pourrait que je ne puisse le retenir. C'est alors qu'il me décocha un coup de pied dans le genou. Il n'y alla pas de main morte. Evidemment en représaille, je m'appuyai de tout mon poids sur lui pour le faire tomber à plat ventre, me retrouvant à cheval sur lui.

- Que croyais-tu faire ?

J'étais d'autant plus fier de l'avoir maitrisé. De plus en le faisant tomber, je lui ai sûrement fait mal. Oh, le pauvre !
J'eus soudain un flash d'une petite fille qui s'était retrouvée exactement à la même place que Kaelig. Ma prise se desserra un court instant. Pour reprendre mes esprits, je frappai le jeune homme par terre. Et finalement je me ressaisis. Je me relevai, puis l'aidai à se mettre debout. Je le poussai en avant et il rencontra le mur de plein fouet.


- Maintenant tu vas me dire où tu te rendais et pour quoi faire. Je te préviens, je peux parfois être très méchant.

C'est vrai que c'est une menace en l'air. Aucun patient ne doit prendre ce genre de choses au sérieux. Mais rien ne coûte d'essayer. En tout cas, ma prise sur lui est encore un peu tremblante. L'image de cette jolie blonde flotte encore dans mon esprit. Fais chier ! Je secouai la tête doucement, mes cheveux voletaient faiblement.
Seiji Mizuhiro




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Jeu 20 Oct - 18:14

Kaelig se doutait bien que ce coup de pied assené à son agresseur ne retournerait pas la situation en sa faveur, il n'était pas assez fou pour cela. D'ailleurs, l'inconnu le colla par terre, lui faisant lâcher un léger gémissement de surprise. Néanmoins, le jeune Borderline sentit peu de temps après la prise du médecin sur lui se desserrer, et sans se poser une seule seconde la question si c'était à cause de son coup ou d'autre chose, chercha à se dégager. Il pensait y être presque arrivé quand un coup violent assené au visage lui fit cracher un peu de sang sur le sol, tuant momentanément toute velléité de révolte. Il ne s'était pas attendu à une réponse, et il ne faisait aucun doute que le médecin n'hésiterait pas à recommencer s'il ne se montrait pas...coopératif.
Mais il était hors de question pour Kaelig de se soumettre à celui qui lui privait du peu de liberté qu'il avait réussi à voler! Il en avait assez d'être le joujou de cet hôpital! Une nuit d'une liberté toute relative, était-ce trop exiger? Une vie de misère, de coups, de prostitution, d'enfermement ne pouvait-il pas lui offrir cette bien maigre demande?

Soudain, le jeune homme se sentit soulever du sol et envoyé valdinguer contre le mur, se retrouvant de la même manière en face du médecin qui venait de réduite à néants ses espoirs d'une escapade. A cette menace, Kaelig ne put qu'afficher un sourire méprisant, l'air de dire "ah parce que tu crois que je vais te répondre?". Sa personnalité Borderline commençait à reprendre le dessus, et il ne ressentait plus la moindre peur face au médecin en question. Plutôt mignon d'ailleurs...Mais ses pulsions restèrent muselées pour ce soir, ligotées par un côté joueur qui ne demandait qu'à jouer avec le feu, un côté...Borderline...
Quand enfin il se décida à répondre, ce fut pour lancer avec une nonchalance plus qu'agaçante:

-Où pouvais-je bien me rendre, dans cet hôpital?


Le jeune fou ressentait pour le médecin un mélange de mépris -ce qui transparaissait le plus dans son attitude en ce moment- et de peur qu'il tentait plutôt bien de cacher sous ce masque d'assurance bien utile. Sans se gêner, il détailla son agresseur de la tête, ne manquant bien sûr pas de remarquer le magazine qui dépassait de la poche de sa blouse. Un sourire moqueur aux lèvres, il se détacha du mur sans se départir de sa flegme très bien jouée, et lui lança:

-Mais je vois que vous avez bien plus important à faire que de vous occuper de moi. Je vous laisse donc!


Et il eut alors l'attitude la plus surprenante possible: Il s'éloigna dans le couloir, tranquillement, comme si de rien n'était. Kaelig trouvait ces moments durant lesquels il n'avait peur d'absolument rien très grisante, mais en même temps ils étaient dangereux. Mais c'est avec cette grâce assurée qui avait son succès à l'époque de la rue comme prostitué qu'il continua de marcher. Dangereux, non? Moi je dirais que c'était fou...Mais n'en était-il pas un?
Kaelig Owen




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Mer 26 Oct - 14:22

Le gamin était en train de partir... J'hallucine ou il est vraiment en train de se tirer ?! Il croit que c'est avec cette simple pirouette qu'il va m'échapper. Et puis quoi encore ? Dix balles et un mars ! Je me dépêche de le rattraper et marche à ses côtés, l'air de rien.

- D'accord. En réalité je ne suis pas contre que tu puisses te balader tranquillement. Sans camisole. Le règlement est un peu sévère, je te l'accorde. J'ai agi ainsi tout à l'heure parce que c'est une obligation. Surtout en pleine nuit. Tu comprends, les gens les plus dangereux ne doivent pas échapper à notre surveillance.

Je l'observai du coin de l'oeil pour m'assurer qu'il ne tente pas de m'assommer. Pour le moment il avait l'air calme. Je sais bien qu'il m'a frappé, mais bon ce n'est pas ce que l'on appelle un grand violent. Il va en falloir plus pour m'effrayer. Je n'avais pas l'impression qu'il m'écoutait, alors je me mis devant lui pour lui barrer le passage.

- Ecoute-moi maintenant. J'accepte de te laisser te promener. Mais à une condition : je t'accompagne. Je ne te ferai aucun mal. Je ne te mettrais pas non plus de camisole. Tu seras libre de tous tes mouvements si tu me permets de venir. Même si le personnel soignant sert à vous maintenir en place, il est aussi là pour aider.

Je le regardais en attendant sa réponse. Bon j'avoue mentir un peu. Je suis diabolique. Malgré les apparences, je ne lui fais pas confiance du tout. Mais je ne peux pas le laisser partir comme ça. C'est alors que j'eus une idée. Pas très lumineuse, cependant on s'en contentera. Je sortis la revue pornographique de ma poche. S'il l'a remarqué, c'est qu'il ne doit pas y être indifférent.

- En prime je te la prête. Mieux encore ! Je te la donne. Je me doute que tu ne vas pas me croire. Pourtant j'ai bel et bien trouvé ce magazine par terre. Et franchement ces mecs là-dedans sont... argh ! Affreusement laids. Avec leur poils partout. Je déteste ça, pas du tout mon genre.

J'en ai dit un peu plus que je n'aurais dû le faire. S'il a une pilosité faible, il risque de penser que je l'attaque personnellement. Quoique l'idée de le voir se masturber devant un magazine sous le clair de lune est alléchante.
Seiji Mizuhiro




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Ven 28 Oct - 11:45

Bien vite, des pas se firent entendre derrière Kaelig. Sans doute le médecin qui voulait le rattraper. Sans aucune peur, le jeune fou se dit quand sans doute il allait le frapper pour le forcer à s'arrêter, et peut-être l'envoyer dans la Black Room...Mais pourtant, ces suppositions bien effrayantes pour n'importe quel patient ne firent ni chaud ni froid au Borderline, pour qui la peur était une émotion totalement absente dans ces moments-là. Et il continua sa marche, tranquillement, jusqu'à ce que le médecin le rejoigne, et ne se mette à lui parler.

...Et il était censé croire de telles absurdités?! Aussi sûr que le soleil se lèverait demain, cet homme ne pensait pas un mot de ce qu'il était en train de dire. Ici, le personnel soignant ne ressent pas la moindre compassion pour les patients, alors ce médecin ne pouvait pas penser que le règlement était trop strict! Ce n'était encore sans doute qu'un stratagème pour le pousser à lui faire un tant soit peu confiance...Afin qu'il lui puisse lui planter un couteau dans le dos à la première occasion. Et l'absence de frayeur ne faisait pas de Kaelig quelqu'un de complètement stupide! Il continua donc de marcher, sans se donner la peine de lui répondre, ni même de lui accorder un regard.

Mais quand le médecin se mit en travers de sa route, Kaelig ne put que s'arrêter, consentant enfin à accorder un regard dédaigneux à son agresseur, droit dans les yeux. Les pupilles, immenses et enfantines du jeune Borderline, n'étaient pas faites pour recevoir de la haine, mais c'était pourtant ce qu'elles montraient, sans équivoque , à cet impudent qui osait s'interposer entre lui et un fragment d'une Liberté perdue. Et encore une fois, il se mura dans un silence méprisant, se contentant de l'écouter cracher ses mensonges, sans rien dire.
Mais le coup de la revue fut sans doute la goutte qui fit déborder le vase.

Sans réagir outre mesure, le jeune fou prit le magazine d'une main. Puis, adressant au médecin l'un de ses plus beaux sourire, l'un de ses plus enfantins, il lui dit d'une voix calme qui ne montrait rien de sa colère:

-Ne vous en faites pas pour moi Docteur, si ma libido me travaillait, je n'aurais qu'à faire appel à l'un de vos collègues! La plupart du temps ils adorent faire joujou avec moi, que je sois d'accord ou non d'ailleurs!


Et, toujours aussi calmement, il remit la revue dans la poche de la blouse du médecin, malgré une forte envie de la lui faire avaler, et reprit son chemin, le plus tranquillement du monde...
Kaelig Owen




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Lun 23 Jan - 11:10

Mais il me fait chier celui-là ! Patient d'mes deux ! Attend voir… Je m'empresse de le rattraper.

- Je t'assure que je ne cherche pas la bagarre. Il faut me croire.

Bien sûr il n'avait pas l'air de m'écouter. Je m'en doutais. Il m'accorde peu d'attention et ça m'agace au plus haut point. Cependant je ne me démonte pas. Je continue de le suivre sans relâche. Je compte bien me montrer chiant jusqu'au bout ! Je vais me transformer en vrai moulin à paroles.

- Je vois. Désormais, je parlerai donc dans le vide. Ce n'est pas grave. Je compte bien te suivre jusqu'à ce que tu en ais marre et que tu retournes dans ta chambre ou que tu me laisse t’accompagner. Donc... Je suppose que tu vas dehors tout en restant dans l'enceinte de l'hôpital. C’est vrai qu’il serait idiot d'essayer de t'échapper alors que je suis présent. Je connais un bon endroit pour se reposer, savourer le vent et admirer la pleine lune. C'est un endroit superbe. J'y vais très souvent pour me vider la tête de tout ce que je vois et vis dans cet hôpital. Après tout je suis un être humain comme un autre. J'ai besoin de liberté…

Je le fixais, cherchant tout tic qui pourrait trahir son ressentiment pour moi. Ce n'est pas vraiment le genre de divertissement que je préconise, mais titiller de temps en temps les gens ne peut pas faire de mal.

- Tu sais, il n’y a aucun mal à reconnaître que tout le personnel d’ici n’est pas comme tu le vois tout le temps. Je suis persuadé que c’est le cadre dans lequel nous vivons qui nous rend ainsi. Mais ne t’inquiète pas, je comprends. J’avoue me protéger également des choses que je vois ici en prétendant être comme tu le vois. Pourtant je suis comme tout être humain, il peut se cacher autre chose derrière cette carapace froide.

Tout ce qui se cache, c’est un médecin sadique et aux envies d’expérimentation un peu trop pressantes !



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Seiji Mizuhiro




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Jeu 2 Fév - 9:22

Le médecin était manifestement décidé à le suivre. Cependant, comme il ne l'empêchait pas de se déplacer, Kaelig décida de ne plus lui porter attention, et de continuer à poursuivre son but premier: Profiter d'une nuit de liberté. Tout ce qui lui restait à faire, c'était trouver l'escalier qui menait au rez-de-chaussée, et la porte qui menait aux jardins.
Malgré son effort pour le chasser de son esprit, le jeune fou ne parvenait pas à comprendre ce qui le motivait. S'il avait été comme tous les autres il l'aurait attrapé, remis dans sa cellule et prévenu le Director, non? Alors pourquoi, après avoir tenté en premier lieu de le maîtriser, de lui parler et de lui faire comprendre qu'il n'était pas contre lui? Ce comportement n'avait aux yeux du jeune Borderline aucune logique. Vous me direz peut-être que la logique d'un fou est discutable, mais c'était la seule qu'il avait.
Alors tandis que le médecin s'évertuait à lui tirer une réaction, Kaelig s'évertuait à rester totalement impassible et fermé à ses propos. Malgré tout, il ne pouvait s'empêcher de se dire que le jeune homme ne pouvait avoir qu'un but précis en agissait avec lui de la sorte, mais Kaelig était incapable de trouver quoi.

Très vite, il apparut au jeune "patient" que tant que le médecin serait dans les parages, il ne pourrait profiter de cette éphémère liberté. Sa priorité était donc de se débarrasser de cet importun. Mais cette fois-ci, il devrait faire en sorte de le rendre incapable de le poursuivre après ça.
Sans cesser ses recherches pour trouver l'escalier, Kaelig jetait des coups d'oeils de plus en plus rapprochés en direction du médecin, cherchant le moment où son attention serait suffisamment relâchée. Cette seconde intervint juste après le monologue, et ne voyant aucune réaction de sa part il sembla se détendre un peu. Usant tout de suite de cet avantage, il se tourna vers lui et lui assena un coup de pied aussi fort qu'il pu dans la jambe. Profitant aussi de cette position de déséquilibre, il le poussa pour l'envoyer au sol. Comparé à son adversaire, Kaelig était très frêle, à la limite de la maigreur, et sans cette surprise il n'aurait pas pu espérer lui porter le moindre coup.

Sans un mot ni une explication, Kaelig se mit purement et simplement à courir. Au fur et à mesure il se rendait compte qu'il avait agit d'une manière parfaitement stupide: Manifestement le médecin l'aurait laissé se promener, et là il venait de se le mettre à dos! De plus il se doutait que le petit fugitif voulait aller dans les jardins et n'aurait que peu de mal à le rattraper!
Pestant contre cette erreur de jugement de sa part, le Borderline trouva enfin l'escalier et se jeta dedans, dévalant les marches. Le coup ne lui avait donné sans doute qu'un maigre avantage, et il lui fallait en profiter!
Kaelig Owen




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Sam 25 Fév - 21:22

Vraiment surpris par ce gosse, je m’étais retrouvé à terre. Baisse d’attention. Ce n’est pourtant pas trop mon genre, mais je ne suis pas invincible. Cependant je ne l’avais pas lâché des yeux pour voir dans quelle direction il se dirigeait. Malheureusement pour lui ce n’était pas le chemin le plus rapide qu’il avait emprunté…
Je suis machiavélique.
Tout le monde sait qu’il y a des sorties de secours partout. En cas d’incendie par exemple. Je ne sais pas si ce garçon connaît l’existence de ces sorties, mais je l’ai bien eu ! Tout mon blabla de tout à l’heure a servi à l’ennuyer certes mais aussi à lui faire oublier que nous passions devant l’un de ces escaliers de secours. Si tant est qu’il connaisse l’existence de ces sorties. Son ignorance ou son manque d’attention m’était bénéfique, car j’arriverai avant lui.
Je me relevais, fis quelques pas en arrière et disparus derrière une porte que je poussai avec un peu de force. C’est une porte coupe-feu, elle possède ce système qui lui permet de se refermer seule. Je dévalai les escaliers à grande vitesse. A mon humble avis, le jeune fou a continué à courir mais en étant hors de mon champ de vision. Je me dois de me dépêcher un minimum.
Le patient m’a effectivement donné un coup, mais pas de quoi s’en casser la jambe. J’aurais un bleu rien de plus. Inutile de regarder pour savoir ça.
Arrivé en bas, je poussai cette deuxième porte avec tout autant de force que la première et débarqué comme un ouragan dans le couloir. Je regardai des deux côtés et ne vis personne. Je me précipitai vers la fenêtre la plus proche. Elle donnait sur les jardins et je ne vis pas l’ombre d’un chat. Il n’est donc pas encore arrivé ici. Malgré le fait que je ne fume pas, je n’ai aucune endurance respiratoire. Mes deux mains posées sur les montants de fenêtre, la tête penchée en avant, je suis en train de souffler comme bœuf en essayant de retrouver un rythme cardiaque normal. Je respirai par la bouche tellement j’avais un mal de chien. Je déteste courir car après je suis complètement patraque. Cela me provoque même des douleurs au thorax. Je ne suis pas asthmatique non plus. Je mis pas mal de temps avant de me calmer. Je déteste quand ça fait ça. Je décidai de marcher un peu. J’allais m’adosser à la porte que j’avais emprunté. Je posai un pied sur la porte derrière moi et croisai mes bras sur ma poitrine. Je respirai toujours fort. Les rayons lunaires qui passaient par les fenêtres ne m’éclairaient qu’à partir des hanches. Je pense avoir droit à une petite récompense pour avoir fourni un tel effort.


Dernière édition par Seiji Mizuhiro le Lun 9 Avr - 22:08, édité 1 fois
Seiji Mizuhiro




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Lun 9 Avr - 19:04

Kaelig courait, et des souvenirs revenaient à lui tandis qu'il dévalait les escaliers quatre à quatre. Combien de fois avait-il couru ainsi, dans les rues du Dublin pauvre qu'il avait connu,avec caché dans son T-Shirt sale de quoi manger pour le soir? Et, sur toutes ces courses effrénées, combien s'étaient soldées par un échec, le commerçant qui parvient à le rattraper, lui reprend son bien, et le frappe pour lui faire comprendre qu'il ferait mieux de ne pas remettre un pied chez lui? Encore une fois, Kaelig courait, il courait pour échapper à ce médecin manifestement frappadingue. Il n'était pas capable de comprendre ce qui l'intéressait chez lui, mais il n'agissait pas comme les autres membres du personnel soignant, qui au moment de son immobilisation aurait alerté le reste du personnel ou balancé dans sa cellule. Alors, que cherchait-il? Qu'avait pour lui d'intéressant l'adolescent Borderline? Au fond, Kaelig n'avait pas vraiment envie de le savoir. Il voulait juste courir, et lui échapper...

Kaelig en connaissait que très mal les lieux. Après tout, le peu qu'il en voyait était son parcours de tous les jours, scrupuleusement défini par le personnel soignant qui le côtoyait. Il avait vu un escalier qui semblait mener aux niveaux inférieurs, il s'était jeté dessus, sans avoir l'occasion de savoir s'il s'agissait du chemin le plus court...Et c'était ça qui allait le perdre.
Il arriva très vite au niveau le plus bas auquel menait l'escalier. Alors qu'il commençait à chercher une sortie, la vue qui s'offrait à lui le pétrifia de terreur:
Le médecin, bien présent, éclairé de la tête à la taille par la Lune qui déversait sa lumière blafarde par la fenêtre à laquelle il était accoudé. Mais comment avait-il pu seulement arriver avant lui? Il avait dû prendre un chemin plus court, mais il en avait eu le temps, alors qu'il l'avait frappé deux secondes avant?
Et encore une fois, le déséquilibre mental de Kaelig refit des siennes: En effet, sa personalité Borderline le poussait à des extrémités dangereuses, car sa perception du danger s'en trouve faussée. C'était dans un de ces moments qu'il avait frappé le médecin. Mais là, cette inspiration, ce courage ou cette pulison suicidaire insufflée par son côté Borderline s'envola en une fraction de seconde. Ses jambes refusèrent de le porter une seconde de plus, et il s'effondra au sol comme une poupée de chiffon. Il se releva aussitôt, de manière précipitée en s'appuyant au mur pour ne pas tomber:

-Mais...Mais...Comment vous pouvez être ici...?


La question ne réclamait pas vraiment de réponse, dans ce cas précis, mais il était clair que Kaelig ne comprenait pas ce qui avait pu se passer, et pourquoi la situation avait à ce point tourné en sa défaveur. Plus tard sans doute, il comprendrait que son attitude avait précipité une issue qui ne se serait pas forcément produite, mais dans l'immédiat, seules ses pulsions étaient au commande de son cerveau, qui lui hurlait de fuir. Mais les jambes se rebellaient contre cet ordre, et il restait juste assez de forces au jeune Irlandais pour rester debout contre le mur. Nul besoin d'être un génie pour comprendre qu'il s'était mis dans une situation...difficile, dirons-nous...
Kaelig Owen




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Mer 25 Avr - 0:19

Peu importe le temps que cela me prend, mais je traque mes proies sans relâche. Cependant il faut bien avouer que la chasse ne dure jamais très longtemps pour plusieurs raisons. Tout d’abord et je ne comprends pas ce concept, on me dit souvent que je suis chanceux. La chance n’existe pas, seuls le talent et l’expérience sont réels, ce qui m’amène à vous parler de mon autre argument. J’ai un cerveau ! Une intelligence qui me sert magnifiquement bien. Vous ne me croyez pas ? Regardez pourtant ce garçon à demi soumis par ma simple présence. Contrairement à n’importe qui, je contrôle mes montées d’adrénaline. Je vous arrête tout de suite : je n’ai aucun super pouvoir. C’est juste qu’en tant que grand scientifique et analyste, je prends toutes situations de façon très rationnelle. Je réfléchis avant d'agir (tant que je ne suis pas en colère). En ça, je suis un véritable atout pour cet hôpital. Rien ne m'échappe. Le moindre détail est important. Je n'en ai pas l'air comme ça, mais je suis très minutieux. De plus lorsque je veux quelque chose, je fais tout pour l'obtenir.
En voyant mon petit patient là, je ne pus retenir un sourire.

- Que se passe-t-il ? Fis-je en commençant à m'approcher du jeune homme. Tu sembles bien pâle. Où est-ce le manque de soleil dû à l'enfermement ?
J'avais un large sourire effrayant collé sur le visage. Celui d'un médecin fou sans doute... Une fois suffisamment proche du garçon, je lui attrapai le menton et fixai mes yeux dans les siens. Les êtres humains fabriquent des machines pour se défendre, pour se battre... Savez-vous pourquoi ? Moi, je le sais. Nous sommes les êtres les plus faibles au monde. Le bas de l'échelle alimentaire. C'est pourquoi je n'ai aucune considération pour mes semblables. Enfin ce n'est qu'une de mes nombreuses idées...
Je scrutai ce garçon.

- Vas-tu enfin te montrer coopératif ? Je te l'ai déjà dit, je ne suis pas méchant. Tant que tu m'écoutes, j'accepte d'être gentil avec toi. Qu'en dis-tu ?
A vrai dire, cela m'ennuierait de devoir l'assommer et le traîner à travers l'hôpital. Ce n'est pas très classe et cela ne m'intéresse pas d'avoir un poids mort sur les bras. Je n'ai jamais dit qu'en lui rendant service, il ne doit pas en faire de même avec moi... C'est la dernière fois que je lui fais une aimable proposition. Si toutefois il refuse, eh bien... j'improviserai.
Pour le moment, je pense pouvoir asseoir une certaine domination sur le jeune patient. Même s'il pense et essaye de m'échapper, ce ne sera qu'une illusion. Après tout si ce n'est pas aujourd'hui, je l'attraperai demain ou après-demain ou... ainsi de suite.
Seiji Mizuhiro




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Mar 1 Mai - 9:16

Kaelig avait définitivement perdu. La poussée d'adrénaline qui lui avait jusque là permis de s'en sortir s'était évanouie, et il restait que le jeune homme de seulement 17 ans. Il devait sans doute paraître bien frêle, perdu comme ça dans l'emprise de ce médecin fou qui s'avançait vers lui, avec la lenteur de ceux qui svent leur victoire acquise, et cherchent à faire durer le plaisir. Il lui atrappa le menton entre deux doigts pour le forcer à le regarder dans les yeux. Le Borderline n'eut d'autre choix que de suivre le geste, mais ses immenses yeux d'enfants s'embuèrent de larmes contenues, tant de peur que de rage. Que pouvait-il contre de médecin, qui à ses yeux représentait le Système à lui tout seul, ce Système qui l'avait enfermé dans ce lieu de torture, aveugle et sourd? Lui tou seul, pauvre ado Irlandais sorti des bas-fonds de Dublin pour être jeté dans un autre enfer encore? Il ne faisait que se débattre dans une toile d'araignée, qui à chacun de ses mouvements se resserrait autour de lui...

Quand le médecin lui demanda s'il était prêt à rester coopératif, Kaelig prit une simple inspiration, et -il se détesta pour se geste-, se contenta d'hocher la tête. Il faut savoire connaître sa défaite, et là il avai perdu, ce serait...de la folie? que de ne pas le reconnaître. Mais à présent, le jeune homme ne pouvait qu'apréhender ce qui allait se passer.
En effet, maintenant que le mdédecin fou l'avait en son pouvoir, il n'allait pas se contenter de le ramener gentiment à sa cellule! Il s'était montré insolent envers lui, avit refusé d'obéir à ses ordres, l'avait même frappé? Il s'était déjà retrouvé à la Black Room pour bien moins que cela, et cet adversaire inégal semblait pourvu d'une imagination sans limite dans ce domaine...

Qu'allait-il se passer pour lui? Au vu du magazine qui dépassait toujours de la poche de sa blouse, Kaelig n'eut pas le moindre problème pour déduire le fait qu'il aimait les hommes -gay, ou alors bi. Etait-ce cela qui l'intéressait, comme la moitié du personel soignant de cet hôpital, où les patients n'étaient pas forcément les plus atteints? Le Borderline ne comptait même plus le nombre de viols et d'agression en tout genre qu'il avait subis, en "punition" d'une mauvaise action, ou même sans raison. Cependant, cela lui paraissait manquer cruellement d'originalité, en comparaison à ce qu'il lui semblait que son bourreau était capable de lui faire. Peut-être se trompait-il, mais cet homme paraissait presque trop "raffiné" pour ce genre de châtiment. Mais si ce n'était pas ça, quoi d'autre? Le patient ne parvenait pas à voir ce qu'il pouvait lui arriver d'autre que les coups ou le viol.

Perdu dans ces spéculations sans fin, Kaelig resta dans sa position actuelle, acppuyé contre le mur à regarder dans les yeux celui qui allait sans doute faire de cette nuit l'un de ses pires cauchemars...
Kaelig Owen




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Ven 4 Mai - 17:57

Je la sens... L'inspiration. Elle me revient. Elle est là. J'avais envie d'exploser. Exploser dans un rire tonitruant de plaisir. Pour continuer à faire perdurer ce bien plus longtemps, je ne fis qu'attraper le frêle poignet du garçon pour l'aider à se mettre debout. Je ne lui laissais pas le temps de se remettre de ses émotions et le tirai à ma suite. Je marchais d'un pas assez rapide. Mon cœur battait un peu plus vite que la normale, l'excitation sans doute. Je longeai le couloir jusqu'à atteindre la première porte qui donnait sur les jardins de l'hôpital. Je sortis mon trousseau de clefs de ma poche intérieur et déverrouillai la porte. Lorsqu'il y eut ce déclic caractéristique, je tournai la tête vers le patient avec un grand sourire.
- C'est une belle nuit sans aucun nuage. La lune est pleine et merveilleuse.
Je rangeai les clefs dans la même poche intérieure, repris le poignet du garçon dans une de mes mains et ouvris la porte. L'air frais mais doux me frappa en plein visage et m'enveloppa tout entier. Je tirai alors le jeune homme dehors. Je refermai la porte derrière nous et entraînai mon petit patient un peu plus loin dans le jardin. Je stoppai notre chemin dans un petit carré d'herbes près d'un arbre et lâchai finalement le garçon. Je tournai alors le regard vers cette énorme étoile.
- Dans tout le ciel et l'univers qui nous entourent, c'est la lune que j'aime le plus. Elle est magnifique, enivrante, envoûtante...
Je souriais mais de façon un peu plus sincère que d'habitude. Cependant je souris tant que l'on finit par se demander si je suis vrai ou non. En revanche je ne mentais pas en parlant de la lune. Je suis réellement très attiré par elle. C'est une attirance tellement irrationnel et qui me ressemble si peu. La lune était pleine, à son apogée. Elle reflétait même une lumière plus jaunâtre que d'habitude, une clarté hypnotiseuse et magnifique. Je suis rarement si enchanté. Et je suis encore plus inspiré sous son regard bienveillant.
Je restais debout au côté du jeune patient, attendant qu'il reprenne un peu ses esprits et contemple les étoiles. Puis je le regardai et décidai de lui poser quelques questions.

- Me crois-tu maintenant, quand je te disais que je pouvais t'amener dehors ? D'autant plus que ça me permet, à moi aussi, de pouvoir profiter de cette nuit. Et désormais vas-tu accepter de me donner ton nom ?
J'espérais sincèrement qu'il allait s'adoucir et me parler. Je ne suis pas un monstre. [H.S : A voir, Seiji ! XD] Et bien que j'ai des difficultés à me montrer sociable, je peux être aimable et discuter. De plus les petites têtes vides ne m'intéressent guère, alors j'aime me renseigner sur ceux qui pourrait passer sur le billard ou éventuellement (mais rarement) dans mon lit. Tout à coup je repensai au magazine dans la poche de ma blouse. Je le sortis, m'assis sur la pelouse et regardai vaguement la couverture comme peu intéressé.
- Je me demande à qui il appartient. Je vous jure, laissez tomber ça dans le couloir d'un hôpital... Il faut être totalement débile ! Cependant les femmes achètent rarement ce genre de choses, m'interrompais-je tout en ouvrant comme pour la première fois ce magazine. Et au vu du nom et de... Juste ciel ! M'exclamai-je, surpris, en écartant le cahier. Qu'est-ce que cette horreur ?!
J'avais fait exprès d'aller jusqu'à la page centrale pour feindre au mieux mon choc. Remarque cet homme poilu, horrible, me repoussait toujours autant. Alors le choc n'était pas si feint que cela.
- Ce doit appartenir à un homme. Gay de surcroît. Je n'ai rien contre l'homosexualité, là n'est pas la question. Mais tout le monde n'est pas obligé de le savoir qu'un tel ou un tel aime ce genre de pratiques. Est-ce que, moi, je donne mes préférences sexuelles au premier venu ?
Je tentai de me rendre plus sympathique en discutant de cela. Selon sa réaction, on verra dans quelle optique mon interlocuteur se trouve. Et donc la suite des évènements en dépendra...
Seiji Mizuhiro




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MessageSujet: Re: Une escapade nocture [Seiji et Kaelig] Jeu 17 Mai - 17:10

Kaelig avait peur, il ne savait pas du tout comment il pourrait se sortir d'une telle situation, ni même s'il cela était possible. Le médecin fou était parvenu à asseoir une sorte de domination mentale sur le jeune garçon, et à partir de là il serait très difficile au Borderline de retrouver cette poussée d'adrénaline qui lui avait permis si souvent de se sortir de situations périlleuses. Il était mal, très mal parti..

Soudain, le médecin lui attrapa le poignet, le forçant à se relever. Kaelig grimaça quand il sentit les ongles de l'homme s'enfoncer dans son poignet, et quand il l'entraîna dans les couloir de l'hôpital. Où donc comptait-il l'emmener, que comptait-il lui faire? Tant de questions sans réponses, et auquelles le jeune fou préférait ne pas avoir à répondre.
Cependant, à sa plus grande surprise, le médecin ouvrit une porte, et ils se retrouvèrent dans ces jardins, ce petit havre de liberté que Kaelig avait pris tant de risques à chercher! Il se faisait encore entraîner à la suite de l'homme en blouse, et il ne cherchait même plus à résister. Il avait beau avoir su à une époque se sortir de presque toutes les situations de combats urbains, les deux années de mauvais traitements passés ici l'avaient fait inexorablement maigrir et s'ffaiblir, ce qui faisait qu'aujoud'hui il n'était même pas capable de résister à cet homme.

S'en suivit la réapparition du magazine pornographique gay que Kaelig avait déjà vu tout à l'heure dans la poche de la blouse de son "interlocuteur". Celui-ci lui parlait...presque normalement, comme si le Borderline n'était pas un patient échappé de sa chambre à des heures interdites qui l'avait frappé pour tenter de lui échapper! Le médecin prenait sans doute un malin plaisir à jouer avec ses nerfs déjà mis à rude épreuve, le jeune fou ne cessait de se demander où il voulait en venir, ce qu'il allait lui faire quand le chat en aurait marre de jouer avec la souris agonisante entre ses pattes.

Le médecin finit par tomber sur une page du magazine, qu'il ne se gêna pas ensuite pour lui montrer. Kaelig se doutait qu'il avait dû comprendre son orientation sexuelle, sans doute à partir de ses remarques sur le personnel soignant, même si cela paraissait bien maigre comme indice, puisqu'il avait clairement fait comprendre qu'il n'était pas consentant!
Quoi qu'il en soit, Kaelig se permit de jeter un coup d'oeil, et il eut en réponse immédiate une légère grimace: Un homme, poilu et sans charme, le regardait du papier avec un sourire pseudo charmeur digne d'une caricature de film X. Clairement pas son genre, ça c'était clair!
Mais encore une fois, la question la plus important était: Où voulait-il en venir?
Kaelig Owen




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Une escapade nocture [Seiji et Kaelig]

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